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BATAY OUVRIYE
La
semaine dernière, les forces militaires étrangères ont commis une nouvelle
exaction. Des soldats jordaniens ont commencé par défoncer la barrière de la
maison Larco où l’on prépare des boissons gazeuses; ils ont fait
irruption dans
l’usine; ils ont obligé les gens à se coucher à plat ventre, ils les ont battus
et humiliés. Ils sont aussi rentrés dans l’usine ECEM, où ils ont
reproduit les
mêmes actes barbares. BATAY OUVRIYE ELEVE LA VOIX BIEN HAUT POUR DENONCER CE
GENRE D’AGISSEMENT. Mais nous devons encore préciser deux
choses :
-
Ce genre de comportement fait partie d’une
situation globale. A notre sens, ces forces d’occupation n’ont pas le droit de
jouer avec les mots et nous dire que nous jouissons d’une « souveraineté
limitée » avec bien d’autres non-sens afin de masquer la réalité. Leur
conduite traduit exactement ce qu’ils sont, une force étrangère, une force
d’occupation sous la bannière de l’ONU. Ils ont responsables de tout ce qui se
passe, avec un gouvernement fantoche et un Conseil Electoral Provisoire (CEP)
croupion. Ils font toutes sortes d’exactions comme ils veulent et quand ils en
ont envie. Ils n’ont aucun compte à rendre à quiconque. NOUS DENONÇONS LEURS
ACTIONS AINSI QUE L’OCCUPATION DEGUISÉE DONT LE MASQUE S’EFFRITE UN PEU PLUS
CHAQUE JOUR.
-
Dénoncer est une chose, se mobiliser pour y
faire face est une autre, avec tactique et ligne stratégique correctes, encore
une autre. Déjà des forces se dressent pour dénoncer. Toutefois, le moment de la
dénonciation doit être dépassé afin qu’une mobilisation générale puisse forcer
les occupants à vider les lieux. Là
encore, il faut clairement comprendre que si nous en sommes là, si nous nous
trouvons dans cette situation, les véritables responsables sont les classes
dominantes dans leur faillite totale. Les vrais responsables sont les éternels
politiciens pourris qui n’ont aucun problème avec l’occupation et qui nous ont
placés dans cette situation. Ce n’est un hasard si les politiciens n’ont aucun
programme. Ce n’est un hasard s’ils sont presque tous prêts à appliquer les
accords du CCI. Finalement, ce n’est par hasard qu’ils n’ont aucun désir de
« retrouver la souveraineté nationale», comme ils le disent dans certains
élans démagogiques.
En ce
jour, il convient d’examiner clairement la situation, de voir clairement qui
sont nos ennemis, afin de définir nettement les luttes que nous devrons
mener.
Pour
revenir à ces actes dans leur cadre, les occupants devraient dédommager toutes
les victimes, tous ceux qu’ils ont abusés. Les deux usines sont responsables
de
leurs ouvriers pendant qu’ils sont à leur poste de travail ; elles doivent
donc les dédommager aussi. Mais
nous tenons à le répéter, l’occupant devrait dédommager les entreprises.
Toutefois : L’OCCUPATION,
C’EST L’OCCUPATION ! Ils ne feront rien de la sorte, bien au
contraire.
Selon
nous, dans notre propre sens logique, il faut aller plus loin que la demande de
dédommagements. Nous devons nous engager
dans la pratique de flanquer les occupants à la porte ; c’est la seule
façon de leur ôter l’initiative totale, de leur retirer le droit de jouer avec
nous comme il leur plaît, de faire ce qu’ils veulent avec le pays afin d’arriver
tout doucement à une nouvelle forme d’occupation masquée,
la tutelle.
Camarades ouvriers de LARCO et ECEM,
-
Bataille dans les deux usines, bataille contre les bourgeois rapaces,
bataille contre
l’exploitation.
-
Construction du camp du peuple, bataille contre les occupants, bataille contre
l’occupation.
A BAS LES
ELECTIONS BIDON ! A BAS L’EXPLOITATION ! A BAS L’OCCUPATION !